Mardi 13 septembre 2011
2
13
/09
/Sep
/2011
10:27
Alors samedi soir avec des amis
nous sommes allés au cinéma voir le dernier Almodovar : la piel que habito.
Je n'ai pas été déçue, je suis une inconditionnelle de Pedro Almodovar, j'ai vu tous ses films.
Pour vous le faire court, l'histoire parle d'un médecin qui fait dans la reconstruction et la chirurgie esthétique.
Il a chez lui, magnifique maison avec clinique privée, une patiente un peu spéciale qui visiblement lui sert de c
obaye humain, de rat de laboratoire si vous
préférez.
On remarque très rapidement qu'elle est prisonnière parce qu'il ferme sa porte à clé, donc... pas très consentante la fille. Pas très consentante mais très belle ceci dit, oui je sais y a pas de
rapport.
Nous trouvons ici tous les ingrédients qui me font frissonner : le savant fou joué par un Antonio Banderas extrêmement séduisant parce que d'une froideur glaciale, le transexuel plus belle que
nature, la mère sacrifice, le fils qui ignore qu'elle est sa mère, la vengeance calculée qui est vraiment un plat qui se mange froid et sur du long terme. Le suspens qui dure ... qui dure...
Moi j'ai adoré bien évidemment.
Non n'insistez pas je ne vous dévoilerai pas le film. Allez le voir !
Puis sur une note gastronomique, nous avons fini au restaurant. Un resto entre mac'do et bocuse, le resto normal quoi, grand par la taille et le nombre de tables.
Nous mangions tranquillement en commentant le film "c'est le Frankenstein des temps modernes" "c'est dingue j'ai deviné qui était la nana à tel moment"... etc... Quand tout à coup quelqu'un parmi
nous a failli pousser un cri d'horreur : une souris grise oui pas verte, grise qui mesurait entre 5 et 7 cm sans la queue, se baladait sans crainte entre les tables. Ratatouille était parmi
nous !
Evidemment nous nous sommes
retenus de crier, de nous plaindre, de faire un scandale... Je sais bien qu'une souris a les papattes pas très propres et qu'elle marche partout... Je sais bien qu'une souris laisse des crottes
partout et peut-être même sur mon carpaccio que j'avais déjà mangé de toutes façons... Bref ! le premier moment de stupeur passé nous avons décidé d'épargner la vie de cette charmante bestiole et
de ne rien dire.
Nous avons préféré jouer avec elle. Nous avons commencé à lui jeter des petits morceaux de nourriture, très petits les morceaux, je vous vois venir, vous allez me dire que c'est pas très
propre de faire ça dans un resto et que c'est pas très élégant. Certes ! mais quand on héberge une souris qui se balade partout dans la salle on ne va pas regarder la tenue des clients... Enfin
moi j'dis ça j'dis rien !
Donc nous avons joué à lui jeter des morceaux de frites. Moi, sans me vanter, j'ai réussi à viser sous la table à côté sans me faire remarquer. La souris était ravie, elle s'est précipitée et a
pris le morceau de frite dans sa mignonne petite bouche, ce qui nous a fait éclater de rire. En revanche un de mes amis avait un tir plutôt court, pouf ! le morceau de frite presque à nos pieds.
Et voilà qu'il recommence encore et encore, ratant toujours son tir. Nous étions vraiment hilares, nous riions de plus en plus fort ce qui n'a pas manqué d'attirer l'attention des autres clients
qui nous regardaient bizarrement et du maître d'hôtel qui a changé de couleur quand il a vu la raison de notre hilarité.
Puis la souris a fait preuve d'un courage inouï, elle est sortie de sa cachette pour venir prendre le morceau de frite à découvert. Nous avons applaudi à cet exploit. Le maître d'hôtel était vert
lui, contrairement à la souris.
Nous nous sommes demandés si, à l'instar de certains restos qui marquent "il est interdit de nourrir les pigeons", lui viendrait nous dire "il est interdit de nourrir les souris".
Mais non, il paraissait bizarre, l'inquiétude sans doute, il faut dire que j'avais précisé à mes amis que si les inspecteurs de l'hygiène venaient faire un tour ils auraient des problèmes dans ce
restaurant.
Je peux vous dire qu'ils étaient soulagés qu'on parte, allez savoir pourquoi...
En tout cas, nous avons bien ri et nous ne sommes pas malades ce qui est l'essentiel.