En tout cas, chapeau au réalisateur : on a envie de pleurer...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
En tout cas, chapeau au réalisateur : on a envie de pleurer...
Samedi
25 septembre j'ai eu le plaisir d'aller visiter le CERN, centre européen de recherche en physique des particules, et là j'ai eu le plaisir de voir la chambre à
fils inventée par Georges Charpak.
Il a co-écrit un livre avec Dominique Saudinos "la vie à fil tendu", je vous fais remarquer sa préface :
"- à mes parents - à ceux dont l'amour et l'amitié m'ont accompagné - aux enfants qui rêvent d'un métier captivant, afin qu'ils sachent que la plupart des obstacles peuvent être surmontés".
Et moi j'aime bien cette dernière phrase "aux enfants qui rêvent d'un métier captivant, afin qu'ils sachent que la plupart des obstacles peuvent être surmontés".
OUI OUI OUI mille fois oui ! les choses ne sont jamais données d'emblée, il faut rêver - vouloir et obtenir... Et on y arrive !!!
Georges Charpak est un survivant de Dachau. Il est juif, né en Pologne le 1er août 1924, ses parents viennent en France quand il a 7 ans, soit en 1931, puis arrive la 2ème guerre mondiale... en 1943 il est déporté... Il revient en France après sa libération et devient citoyen français en 1946.
Il reprend ses études puis entre au CNRS en 1948 comme chercheur dans le laboratoire de physique nucléaire. Il obtient son doctorat ès sciences en 1955.
Il rejoint le CERN et c'est là qu'il met au point sa "chambre proportionnelle multifils" qui lui vaut le prix Nobel de physique en 1992.
En 1996, il prend la tête d'un mouvement de rénovation de l'enseignement des sciences à l'école primaire "la main à la pâte", c'est une façon ludique d'enseigner les sciences, parce que les sciences c'est amusant !
Au CERN, Marc, le physicien qui nous a servi de guide samedi dernier, avait l'oeil pétillant en nous parlant de son travail, il a reconnu être très heureux de travailler au CERN, il n'arrêtait pas de dire "allez-y amusez-vous..."
Oui à mon avis c'est ça le secret d'un travail réussi : s'amuser !
Georges Charpak s'est beaucoup amusé dans son travail et c'est peut-être ça qui fait de lui un très bel homme !
La chambre à fils de Georges Charpak permet un traitement informatique des données afin de déterminer avec précision la trajectoire des particules qui la traversent. Avant ça, on utilisait une chambre à bulles qui nécessitait de photografier la trajectoire... Vous imaginez l'énorme avancée en matière de précision !
Georges Charpak nous a quittés hier à l'âge de 86 ans.
Au fait, la physique ne sert pas qu'à faire des bombes, il y a de nombreuses applications en médecine et dans d'autres domaines qui facilitent beaucoup la vie de nombreux êtres humains.
"Tout ce qui monte converge"
Phrase mystérieuse s'il en est !
Aujourd'hui je vais vous parler de Pierre Teilhard de Chardin. Vous avez remarqué que j'ai déjà commencé à aborder le sujet.
Il nait le 1er mai 1881 à Orcines, près de Clermont Ferrand dans une famille noble. Noble il ne l'est pas seulement par la naissance. Sa vie, son amour des hommes et des femmes, sa capacité à voir le Christ au coeur de la matière, font de lui un homme d'une grande noblesse de coeur. Il décède le 10 avril 1955 à New York.
Il est prêtre jésuite, paléontologue et philosophe. Ses observations et sa recherche en paléontologie lui ont permis de se faire une opinion très audacieuse sur l'évolution.
Tellement audacieuse qu'il ne publie rien de son vivant. Sa "note sur quelques représentations historiques possibles du Péché Originel" rédigée en 1922 fait peur au Vatican. Les autorités romaines le contraignent à signer une profession d'orthodoxie sur ce dogme et d'abandonner son enseignement de géologie à l'Institut Catholique de Paris. Il part alors pour la Chine, au service du Musée d'Histoire Naturelle de Tientsin.
A partir de ce moment, il va faire le tour du monde, son but : ne pas laisser perdre une occasion d'expérimenter et de chercher, non seulement les coraux et les poissons, les couches géologiques et les ossements, mais aussi l'humain.
Il appelle "sens cosmique" une affinité plus ou moins confuse qui nous relie psychologiquement au Tout qui nous enveloppe. Conscience du Tout de cet univers qui n'est finalement rien d'autre qu'un amour, non plus celui de l'homme et de la femme ou celui qui existe entre deux amis, mais celui qui nous porte à aimer l'Univers parce qu'il converge vers un Centre ultime, une Personalité Suprême, le point Oméga, le Premier Moteur en Avant et finalement le Christ lui-même.
«Le grand événement de ma vie, écrit-il dans L'Étoffe de l'univers (1953), aura été la graduelle identification, au ciel de mon âme, de deux soleils : l'un de ces astres étant le Sommet cosmique postulé par une Évolution généralisée de type convergent ; et l'autre se trouvant formé par le Jésus ressuscité de la foi chrétienne».
Voici pourquoi, pour lui, tout ce qui monte converge : l'évolution donc vers une conscience supérieure.
Nous ne sommes pas encore finis...
Sa préoccupation : le Sens cosmique de l'Univers et la place du Christ parmi les hommes.
Il a la conviction que «le Féminin authentique et pur est, par excellence, une Énergie lumineuse et chaste, porteuse de courage, d'idéal, de bonté = la bienheureuse Vierge Marie».
Notez qu'il dit le Féminin authentique et non pas la Femme authentique. Le Féminin en tant qu'énergie, comme le Christ en tant qu'énergie d'amour. Et non pas l'être sexué ...
Je reviendrai vous parler de Pierre Teilhard de Chardin et des écrits qui ont été publiés après sa mort.
Personne ou presque connait Cathy Horn. Mais qui est-elle ? me direz-vous... suspens... Mais qu'a-t-elle fait d'extraordinaire ?
Alors me direz-vous, avec raison j'en conviens,
pourquoi faire un article sur sa femme ? qu'a-t-elle fait de plus que son mari ?
Prenez 1
italien + 1 chinois, qu'est-ce que ça donne ?