Le 5 juillet 1845.
Victor Hugo est surpris par un huissier en posture légère avec une dame mariée, Léonie Briard.
L'huissier vient faire le constat d'adultère, à la demande du mari de Léonie, en prévision d'un divorce.
Notre grand homme de lettre s'en sort bien (qui a dit comme toujours ?) il vient d'accéder récemment à la Pairie ce qui lui permet d'invoquer l'inviolabilité qui protège les membres de cette noble institution.
En revanche, cette brave Léonie (grand bien lui a pris de s'envoyer en l'air avec l'immense Victor) a moins de chance, elle est envoyée pour 2 mois en prison (et je suppose que le divorce à dû être particulièrement cruel pour elle).
Mais Victor Hugo ne disait-il pas : L'adultère est une curiosité de la volupté d'autrui ? ça lui apprendra donc à cette Léonie à être aussi curieuse !
C'est cette anecdote qui a inspiré à notre Lamartine national, le commentaire croustillant : "en France on se relève de tout, même d'un canapé."
Et toute cette affaire me rappelle le devoir de philo que mon fiston a choisi au bac : les lois font-elles la justice ?
Mais n'ayons pas peur, nous les femmes, tout ceci s'est passé en 1845, aujourd'hui cela n'arriverait plus... Non. Pas au 3ème millénaire...
Ceci dit, pas toutes les femmes ont la chance, en plus d'être troussées par un grand homme, qu'il leur écrive un magnifique poème :
A Madame Léonie :
" On voit en vous, pur rayon,
La grâce à la force unie,
Votre nom, traduction
De votre double génie,
Commence comme lion,
Et finit comme harmonie."
ça méritait bien 2 mois de prison quand même !
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le 22 décembre 1938
Moi j'en ai une pas mal aussi !
Le 1er juillet
1901
Le 30 juin
1908



