Vendredi 4 mai 2012
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12:46
Vous êtes nombreux à avoir suivi, tout comme moi, le fameux débat tant attendu.
Et vous avez remarqué que le candidat Hollande a usé d'une figure de style littéraire, l'anaphore, qui consiste à reprendre
chaque phrase prononcée par les mêmes mots.
Je vous mets ci-après le discours de Hollande
"Moi, président de la
République, je ne serai pas le chef de la
majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l’Elysée.
Moi, président de la République, je ne traiterai pas mon Premier ministre de
collaborateur.
Moi, président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fond pour mon propre parti dans un hôtel parisien.
Moi, président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante [...]
Moi, président de la République, je n’aurai pas la prétention de nommer les présidents des chaînes publiques [...]
Moi, président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire.
Moi, président de la République, j’aurai aussi à cœur de ne pas avoir de statut pénal du chef de l’Etat, je le ferai réformer. [...]
Moi, président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire. [...]
Moi, président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres [...]
Moi, président de la République, les ministres ne pourraient pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local. [...]
Moi, président de la République, je ferai un acte de décentralisation. [...]
Moi, président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés. [...]
Moi, président de la République, j’engagerai de grands débats, on a évoqué celui de l’énergie. [...]
Moi, président de la République, j’introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives. [...]"
Moi, président de la République, j’essaierai d’avoir de la hauteur de vue."
C'était
sidérant !
Sidérant pour le candidat Sarkozy, mais aussi sidérant pour moi et ceux qui écoutaient à côté de moi. Jusqu'à
ce que quelqu'un près de moi dise "mais ferme-là tu n'es pas encore président !." Parce que c'en était insupportable.
Oui, mesdames et messieurs, vous êtes au théâtre !!!
Qu'à voulu prouver le candidat Hollande ? qu'il en connait un rayon en matière de théâtre ? Qu'il sait
employer les figures de styles littéraires ? qu'il maîtrise la rhétorique ? Qu'il est allé à l'école, lui, et qu'il a lu Corneille, pas le chanteur, l'autre ? Ou bien, a-t-il voulu
marquer les esprits en martelant le fait que ... lui, président... de façon à ce que chaque personne y pense au moment d'aller voter, comme une évidence... Lui, président...
Mais où va-t-il trouver l'argent nécessaire pour financer ses réformes, que dalle ! nada ! rien !
Parce que, arrêtons de rêver, personne sera imposé à 75% de ses revenus. Non, c'est pas demain que les
"riches" paieront plus que la classe moyenne, en proportion bien entendu.
Moi, je travaille dans la comptabilité et les ressources humaines et je me souviens que c'est la gauche, sous
le gouvernement Roccard, qui a instauré la CSG, contribution sociale généralisée. Je m'en souviens, parce que cette contribution a été un vrai casse-tête à mettre en place sur les
paies. C'est un impôt prélevé à la source, sur tous les revenus, qui se rajoute au net imposable afin d'être imposé sur les revenus. En somme c'est un impôt imposable. Et cet impôt était destiné
à rembourser le déficit de la sécurité sociale, eh oui, déjà ! Elle a été augmentée de façon successive par tous les gouvernements qui ont suivi Roccard, ceux de droite et ceux de gauche. Le
pompon final a été porté par Jospin avec une augmentation qui l'a fait passer à 7.5%, sachant que la première, en 1990, était de 1.1%.
Moi je dis, arrêtons la rhétorique et parlons chiffres car c'est quand même nous qui allons payer au
final.